Organisation: La
Charte de Paris les Statuts de la C.N.T. - A.I.T.
International: Déclaration
de principe de l'Association Internationale des Travailleurs Serbie
: révolution confisquée, par Ratibor Dossiers: Spécial
élections Blagnac:
bilan d'une lutte Dossier
Penauille, par le syndicat intercorporatif de Besançon Stratégies: Les
grands principes tactiques et théoriques le l'AIT, par A. Castel
Techniques
de luttes Des
revendications à l'utopie L'action
directe, par P. Besnard Anarchosyndicalisme
et autonomie populaire, par un adhérent de l'UR normande CNT-AIT Perspectives
: De l'Empire
romain à la mondialisation : l'anarchisme en héritage, par Little
Hérodote Tracts : Aménagement
du temps de travail (35 h) et refondation sociale (PARE) ou comment nous faire
tous travailler pour pas un rond Travailleurs
intérimaires, par le Syndicat Interco de Besançon Ca
se passe comme ça ..., par le Syndicat Interco
de Paris Ni
ennui, ni terreur ..., par le Syndicat de l'Yonne Les
patrons sont-ils indispensables ? Pratique: Face
à la police Face
à la justice Réflexions: Pas
très net, par Interpasnet Mondialisation
et anti-mondialisation : un détournement de cible, par A. Sulfurik
Economie: Moins
pire que le capitalisme: le capitalisme, par Loiseau Société: Qu'est-ce
que la thérapie génique ?, par l'Eugène rouge et noir
Prions pour une vache folle,
par J. Bovin Pourquoi
nous devons combattre l'ingénierie génétique et son monde,
par le Syndicat Intercorporatif de l'Essonne Agripognon
: O.G.M. Culture: Antilibéralisme
spectaculaire, par Gille Brochures : Dans
les syndicales, E. Pouget Le
catalogue de nos publications Contacts: Adresses
des syndicats Les
liens de l'AIT http://cntait89.free.fr/ Ce
site web expérimental est rédigé, réalisé et
mis en ligne à titre militant par des adhérents de la CNT-AIT, chômeurs
ou salariés, après leur journée de travail. 
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Aménagement du temps de travail (35 h) et refondation
sociale (PARE)
Ou comment nous faire tous travailler pour pas un rond
Années 70 : " la crise " ! En d'autres termes, le capitalisme
ne fait plus son beurre sur notre dos, donc il nous faut, à nous,
nous serrer la ceinture !
Années 80 : la courbe du chômage augmente chaque jour davantage
et les profits en Bourse suivent le même profil - ou vice-versa,
comme on veut.
Années 90 : l'Etat parachève son " uvre sociale
", depuis les stages Barre des débuts jusqu'aux emplois jeunes
en passant par les CES, depuis le plan quinquennal jusqu'aux 35 heures
en passant par la loi Robien et la levée de l'autorisation administrative
pour les licenciements.
C'était au siècle dernier.
An 2000 : il n'y a plus de problème. Il y a les 35 h et bientôt
le PARE. On va bientôt pouvoir tous bosser. Les économistes
et les médias appellent ça le " retour au plein emploi
".
Le " plein emploi ", c'était quand on passait toute la
journée au boulot, à l'usine, à l'atelier, au bureau
et qu'on rentrait crevé le soir. C'était avant " la
crise ", les sous économisés un à un pour pouvoir
se payer la télé couleur, histoire de faire semblant de
rêver
?
On en a fait du chemin en une génération ! Enfin, surtout
l'Etat et le Capital, surtout la classe dominante qui s'est refait une
petite santé en réorganisant fondamentalement le travail.
Le " plein emploi " dont ils parlent aujourd'hui, c'est dire
que tout le monde va travailler et que l'un dans l'autre, on finira bien
l'an, non ? Sûr. En bossant une heure par-ci, une heure par-là,
35 ou 60 heures hebdomadaires ailleurs, on survivra. Soumis au gré
et aux rythmes des besoins de l'entreprise, aux nécessités
de la production, à l'inévitable profit capitaliste. Et
on aura de quoi payer l'abonnement du téléphone portable
pour que les patrons puissent nous joindre à tout moment
Quel chemin pour nous ! D'une exploitation brutale, nous sommes passés
au chômage puis à la déqualification et maintenant
nous passons à la nouvelle forme de l'exploitation où nous
sommes partiellisés, aménagés, modulés, annualisés,
en un mot : flexibles.
Et nos salaires ont baissé
" Les 33000 entreprises qui ont signé des accords sur les
35 h sont assez contentes d'avoir pu mettre en uvre une mixture
de flexibilité, de subventions et de blocage des salaires qui font
que, regardant leur compte d'exploitation et leurs perspectives d'avenir,
elles se disent que ce n'est pas si mal. " C'est E.A. Seillères
qui dit ça. Il sait de quoi il parle, c'est son métier de
s'enrichir en nous exploitant.
Qu'à cela ne tienne ! Puisque c'est la reprise, il devrait y en
avoir pour tous, non ? Sauf que faut pas croire que le meilleur des mondes
c'est celui du capitalisme, quand même !
Pas fous, nos bons maîtres ont prévu le coup. Ils l'ont appelé
" refondation sociale ". Et dans ce vaste programme qui prévoit
la fin de la médecine du travail, la limitation de l'usage de la
grève, les retraites par capitalisation
, ce qu'ils discutent
depuis des mois avec leurs partenaires sociaux (leurs complices qui prétendent
représenter nos intérêts), c'est le CARE-PARE.
Ou comment mettre un ouvrier qualifié au chômage pour le
réemployer au même poste en le payant moins cher. Ou comment
continuer à baisser nos salaires. Ou comment faire avorter toute
lutte revendicative pour une hausse de salaires.
Et nos salaires continueront de baisser
A lors que le capitalisme est mondial, alors qu'il a pénétré
toutes les sphères d'activité, ses soucis restent les mêmes
qu'auparavant : comment toujours plus nous exploiter et faire en sorte
que nous soyons consentants. Les Etats, toujours bras administratifs des
classes dominantes, ont les mêmes soucis et se dotent d'institutions
mondiales (FMI, BM, OMC, OCDE, etc.).
L'Etat et le Capital, pour parvenir à leurs fins, utilisent tous
les moyens possibles, y compris celui de la négociation avec des
" représentants " de notre classe, intégrés
dans leur système.
Le capitalisme est mondial mais son organisation du travail est individualisée,
soit parce que les travailleurs sont isolés les uns des autres
par des contrats individualisés (contrats de travail déjà
existants et à venir ou " contrat de chômage "
envisagé dans le CARE-PARE, soit parce que les travailleurs d'une
entreprise sont isolés de ceux d'une autre (négociations
entreprise par entreprise par exemple sur les 35 h).
C'est en cassant ce système dans lequel l'Etat et le Capital nous
contrôlent, en se réunissant les uns avec les autres, salariés
et chômeurs, CDI, CDD et intérimaires dans la même
boîte et salariés de toutes les boîtes, que nous serons
les plus efficaces dans la contre-attaque. Nous pouvons le faire directement
et sur place dans le quotidien. Là, nous pouvons parler directement
entre nous, décider ensemble et agir unis. Nous ne serons toujours
que des " précaires " tant que subsisteront ces systèmes
d'exploitation et de domination. C'est à nous de les détruire.
À nous de vivre autrement dans une société sans
classe, sans salariat, sans argent ; une société d'individus
libres.
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